Prévenir les assuétudes : renforcer le rôle de l’école
Vingt ans après l’interdiction de fumer dans les établissements scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la prévention du tabagisme reste un véritable enjeu.
Une étude menée auprès d’élèves de 3e et 4e secondaire dans des écoles du Hainaut met notamment en évidence que plus d’un jeune sur deux a déjà expérimenté la cigarette électronique, contre un sur quatre pour la cigarette classique. La consommation de tabac apparaît également plus importante dans l’enseignement professionnel que dans les filières technique et générale. Plus interpellant encore : certains élèves rapportent encore la présence de membres du personnel qui fument dans l’enceinte de leur établissement.
Face à ces constats, j’ai interrogé la Ministre de l’Éducation sur la place accordée à la prévention des assuétudes à l’école.
Plusieurs éléments concrets ressortent de sa réponse :
- Depuis le 31 décembre 2024, il est également interdit de fumer dans un rayon de 10 mètres autour des entrées et sorties des écoles, pour les élèves comme pour les membres du personnel.
- Des outils de prévention et des formations pour les enseignants existent déjà, notamment via l’AViQ, les centres PMS, les services PSE et l’IFPC.
- En 5e et 6e primaire, le cours d’éducation physique et à la santé dispose désormais d’une période supplémentaire et peut intégrer la prévention des assuétudes.
- La Ministre envisage également d’aborder, en 4e secondaire, les mécanismes de l’assuétude et leurs effets sur le cerveau.
La prévention doit commencer avant les premières expérimentations. L’école a donc un rôle essentiel à jouer pour donner aux jeunes les connaissances nécessaires pour comprendre les risques et faire des choix éclairés.



